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Les données et les chiffres

 

Alzheimer Suisse est un centre de compétence pour la vie avec une démence en Suisse. Ces dix dernières années, elle a récolté des chiffres et des faits pertinents sur les démences et a rédigé elle-même, ou fait rédiger sur mandat,  de nombreux documents scientifiques. Vous en trouverez ici les éléments les plus importantes.

 

Les démences en Suisse : Aujourd'hui, la Suisse compte 144'000 personnes atteintes de démence.

 

On estime que 9% des plus de 65 ans et 40% des plus de 90 ans sont atteints d’Alzheimer ou d’une autre forme de démence. Sur la base de l’évolution démographique, la Suisse comptera environ 300'000 personnes vivant avec une démence en 2040, à moins que des progrès importants aient été réalisés en matière de prévention ou de guérison (ce qui ne semble pas vraisemblable pour le moment).

Aujourd’hui déjà, les démences sont la cause principale du besoin de soins chez les personnes âgées, et la troisième cause de décès après les maladies cardiovasculaires et le cancer (Office fédéral de la statistique, chiffres de 2009).

 

 

Les coûts des démences en Suisse: Environ 7 milliards de francs 

En 2007, les démences ont généré des coûts sociaux d’environ 6,3 milliards de francs, selon les calculs de l’Institut Ecoplan, effectués sur mandat de l’Association Alzheimer. La mise à jour de ces chiffres pour 2009 montre que les coûts générés par les démences ont augmenté jusqu’à 6,94 milliards de francs en l’espace de deux ans. La moitié environ de cette hausse des coûts globaux est due à l’augmentation du nombre des malades, le reste découle de la hausse générale des coûts de la santé.

 

Les coûts des traitements médicaux des personnes atteintes de démence sont relativement faibles. C’est la prise en charge qui coûte cher. Les coûts des  EMS représentent 3,3 milliards de francs, soit 48% des coûts directs, qui doivent être payés par les malades, les pouvoirs publics et les assurés. La prise en charge et le maintien à domicile des personnes atteintes de démence coûte moins cher qu’en institution (au stade initial et moyen de la maladie) car les prestations fournies par les proches parents et l’entourage ne sont pas rémunérées. Au stade avancé par contre les coûts de la prise en charge à domicile sont plus chers qu'en EMS. Sans démarche politique concertée, le volume de ces soins à domicile bon marché risque de diminuer considérablement. Cela entraînerait une hausse conséquente des coûts de la santé.

 

En raison de l’évolution démographique, le nombre de personnes atteintes de démence va continuer à augmenter. 

 

 

Sources: Statistiques de la population Suisse 2015 de l'Office fédéral de la statistique (OFS), taux européens de prévelance (cf. Alzheimer Europe).

 

 

Mars 2017