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Société et politique

Les démences sont l’un des plus grands défis auxquels notre pays est confronté en matière de politique sanitaire et sociale. 144'000 personnes vivent actuellement en Suisse avec Alzheimer ou une autre forme de démence. Et le vieillissement de la population va induire un fort accroissement du nombre des malades durant les décennies à venir : en 2040, la Suisse comptera environ 300'000 malades.

 

50% des personnes atteintes de démence vivent à la maison et sont prises en charge par des proches, ce qui les soumet à rude épreuve. Il est fréquent que les proches soignants développent à leur tour des problèmes de santé. 430'000 proches parents et autant de soignants professionnels se partagent les tâches nécessaires à l’accompagnement des personnes atteintes de démence.

 

Moins de la moitié des personnes atteintes de démence en Suisse ont reçu un diagnostic formel. De nombreuses personnes qui présentent des symptômes hésitent à consulter un médecin ou leurs troubles ne sont pas investigués assez à fond. C’est regrettable, car seul le diagnostic permet de mettre en route des soins adéquats, le conseil, le soutien et la planification. Il faut donc impérativement promouvoir le dépistage précoce. 

 

Les personnes atteintes de démence et leurs proches disposent généralement de peu d’informations sur les thérapies médicamenteuses et non  médicamenteuses disponibles, et ont de la difficulté à organiser leur quotidien avec cette maladie. Une enquête récente d'Alzheimer Suisse a mis en évidence le grave manque de places dans les structures d’accueil de jour destinées à des personnes atteintes de démence. Pour que les personnes atteintes de démence et leurs proches soignants vivent le mieux possible avec la maladie, il faut mieux les informer et bien les soutenir dès que le diagnostic est posé. 

 

A l’heure actuelle, les démences génèrent déjà des coûts sociaux de sept milliards de francs par an environ. La moitié de ce montant correspond à des soins effectués bénévolement par les proches des malades. Si la disponibilité des proches se modifie, et s’ils n’ont plus, à l’avenir, la possibilité d’effectuer gratuitement autant de prestations de prise en charge et de soins (en raison des changements dans les structures familiales, des distances entre les domiciles, de l’activité professionnelle des femmes, etc.), on peut s’attendre à une croissance correspondante des coûts de la santé.

 

Il est donc essentiel d’agir rapidement. Alzheimer Suisse en appelle à la responsabilité de l’ensemble de la société et du monde politique et demande qu’une réflexion de fond soit lancée sur cette question. Vous trouverez d’autres informations à ce sujet ici :

  • Les démences en chiffres
  • Le manifeste „Priorité Alzheimer“

  • Activités politiques
  • 
Prises de position


Sources: Statistiques de la population Suisse 2015 de l'Office fédéral de la statistique (OFS), taux européens de prévelance (cf. Alzheimer Europe).

 

 

Mars 2017